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Contexte général
En permettant la consommation de denrées alimentaires à
hautes valeurs ajoutées – en particulier sur les plans nutritionnels et
organoleptiques et sanitaires, l’utilisation du froid en agro
alimentaire s’est largement répandue depuis plus d’une soixantaine
d’années. Ainsi, on peut estimer qu’aujourd’hui en France, plus de 45%
de notre bol alimentaire (soit 23 millions de tonnes) est concerné par
la mise en œuvre de procédés frigorifiques aussi divers que ceux
rencontrés dans les unités de production (tunnels de refroidissements,
échangeurs à plaques, à surface raclée, hâloirs, …), de stockage
(chambres froides), de distribution (meubles de vente) ou encore de
conservation domestique (réfrigérateur).
En dehors des volumes traités et des chiffres associés à
la valeur marchande des denrées alimentaires, les enjeux économiques et
sociaux liés à la mise en œuvre de ces systèmes frigorifiques sont
conséquents :
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Sur le plan
des équipements proprement dit, on dénombre plus de 4 000 sites
industriels d’une puissance supérieure à 200 kW, 1 600 entrepôts de
plus de 2 000 m3, 8 800 sites de grande distribution, 60
000 commerces de proximité et 36 millions de réfrigérateurs
domestiques. L’hygiène et la performance énergétique de ces
équipements est indispensable au maintien d’un bon niveau de sûreté
alimentaire et d’une consommation énergétique en cohérence avec le
changement global.
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Au niveau de la
sûreté des aliments, l’Institut
de veille sanitaire estime qu’en France, il y aurait environ 250 000
cas par an de toxi-infections d’origine alimentaire. L’impact
sanitaire est essentiellement lié aux infections bactériennes et il
est estimé que ces infections entraînent 191 à 652 décès par an. Un
meilleur respect de la chaîne du froid et de l’hygiène des
équipements frigorifiques permettrait de mieux maîtriser ce risque.
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Au niveau
énergétique, l’ensemble des équipements frigorifiques
utilisés consomment environ 35% de l'énergie totale consommée par
secteur industriel agro alimentaire, soit une dizaine de Twh. Au
niveau domestique, la consommation du réfrigérateur atteint 40% de
la facture énergétique (hors chauffage et eau chaude sanitaire).
Ainsi, la chaîne du froid alimentaire serait responsable d’environ
8% de la contribution radiative équivalente des gaz à effets de
serre émis par notre pays (effets directs et indirects).
L’amélioration des performances énergétiques devient incontournable
dans l’actuel contexte socio-environnemental.
En s’appuyant sur une démarche se situant au carrefour du
génie des procédés, de l'hygiène, de la
microbiologie et de l’énergétique, l'objectif
du présent projet est d'utiliser les connaissances sur couplage
écoulements et transferts de chaleur et de matière dans les équipements
frigorifiques comme étant un axe central nécessaire à la compréhension
des phénomènes de contamination microbiennes dans les équipements
frigorifiques d’une part, et d’autre part, à l’amélioration de la
performance énergétique des équipements frigorifiques.
Voir les objectifs
scientifiques et la structure du
projet
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